Carte interface teletexte

De MicElectroLinGenMet.

Carte interface télétexte

(Electronique Radio Plans n°535)

Le coeur de cet interface est un produit PHILIPS, le SAA246, (voir figure 1) dernier né d'une longue lignée et qui a pour intérêt majeur d'intégrer dans un même boîtier 48 broches DIL d'une part en décodeur télétexte et d'autre part un centre nerveux capable de gérer jusqu'à 8 pages mémoires alphanumériques et semi graphiques de 1 ko chacune, logées dans une RAM statique externe, de prendre en charge la vidéo issue du téléviseur afin de se synchroniser sur celle-ci mais aussi de générer ses propres signaux de synchro en cas de défaillance de la réception (signalée par lui-même d'ailleurs), de sortir des signaux Y/ R, V, B plus la commutation rapide associée et enfin, argument suprême, il est pilotable par le bus I2C.

Pour ceux que l'énoncé des caractéristiques techniques risquerait d'endormir, nous donnons rendez-vous quelques pages plus loin. Pour les autres, qui n'ont pas froid aux yeux, nous allons examiner de près (figure 2) ce que ontient ce mille- pattes dont nous a déjà parlé (n° avril 91) H. Benoît dans ces colonnes.

1 Le traitement de la vidéo et régénération d'horloge.
2 La base de temps.
3 L'acquisition et le décodage télétexte.
4 Le générateur de caractères.
5 L'interface mémoire.
6 L'interface 12C et les registres de commande.

Examinons tout d'abord le traitement de la vidéo externe et la régénération de l'horloge de visualisation.

La vidéo composite appliquée à l'entrée CVBS est dirigée d'une part vers l'horloge de visualisation après avoir été débarassée de l'image (VCS) afin d'en synchroniser le PLL et d'autre part vers le convertisseur analogique/ numérique de type à approximations successives avec échantillonneur-bloqueur dans le but d'en extraire les données télétexte(TTD).

La base de temps

Toute l'organisation des différents éléments du SAA5246 est effectuée à partir d'une horloge à 27 MHz. Un signal de synchro composite génère une synchronisation trame pour l'acquisition de données et pour la visualisation lorsque le mode entrelacé est sélectionné. La base de temps génère aussi un signal de synchro en format entrelacé et non-entrelacé pour la visualisation.

Ci-dessous quelques-unes des caractéristiques de la base de temps:

· Le compteur de visualisation de ligne peut opérer d'une part en mode lignes entrelacées ou non entrelacées 312/312, 312/ 313 (nouvelle flash ou soustitre) et d'autre part en mode esclave sous contrôle du microcontrôleur.
· Le générateur de synchro composite produit les signaux appropriés TCS pour le mode de compteur de visualisation de ligne sélectionné.
· Le compteur flash qui dérive les signaux ON/OFF pour les caractères clignotants.
· Contrôle par logiciel de la fenêtre d'entrée des données dans le mode "insertion" et acquisition pleine page.
· Contrôle interne de la qualité de la vidéo.
· Sortie trame 25 Hz ODD/ EVEN permettant la connexion au circuit de déflexion pour désentrelacer.

L'acquisition et le décodage télétexte

Cette section est validée par un signal de la base de temps entre les lignes 2 à 22 pour les transmissions en "insertion" où sur toutes les lignes pour les transmissions pleine page. Dans le cas du mode "pleine page" la vitesse de transfert passe de 30 pages par seconde à un maximum de 600 pages par seconde.

Les données série provenant de la ligne TTD (TeleText Data) sont entrées de manière synchrone grâce à l'horloge de 6,9375 Mhz MHz (TTC). Le flot de données série est convertit sous forme parallèle de 8 bits de large. Un compteur garde trace des données arrivantes pour leur allouer la fonction correspondante.

La section d'acquisition peut analyser, stocker en mémoire et remettre à jour de manière continue 4 pages simultanément car elle possède 4 circuits différents d'acquisition. Si le mode Etendu n'est pas sélectionné il est possi ble de stocker jusqu'à 8 pages.

Cependant seulement 4 d'entre elles peuvent être remises à jour de manière permanente. A noter qu'à ce jour les modes étendus ne sont pas gérés par les chaînes de télévision françaises.

Chaque page télétexte est numérotée en utilisant 7 digits dont un pour le magazine, deux pour le numéro de page et quatre pour les sous-pages. Les circuits d'acquisition du SAA5246 peuvent recevoir ces pages en testant toutes combinaisons de ces 7 digits, ignorant celles non souhaitées en utilisant des masques.

En plus de la numérotation décimale des pages pour l'utilisation en transmission télétexte classique, la totalité des pages en format hexadécimal (de 0000000 à FFFFFFF, ce qui laisse une certaine liberté) peut être requise pour une flexibilité maximum dans des systèmes de transmission de données spécialisés.

Voici les principales caractéristiques de la section acquisition de données:

- Elle accepte le système mondial de transmission télétexte 625L.
- Le jeu de caractère national est automatiquement sélectionné à l'aide du décodage des bits C12, C13 et C14 de la page d'entête.
- Elle accepte jusqu'à 25 formats d'extension pilotables par le microcontrôleur; dans ce mode chaque page requière 2 koctets de mémoire, ce qui nous laisse un maximum de 4 pages.
- Elle reçoit les formats d'extension x/24, x/25, x/26/0 à x/23/14, x/27/0, x/27/1, x/27/4, x/27/5, x/28/0, x/28/1, x/28/2 et 8/30.
- Le microcontrôleur peut lire tous les bits de contrôle transmis et les adresses pour les pages stockées (après les tests de Hamming).
- Elle autorise 4 acquisitions simultanées de pages en mode "pleine page" comme en mode "insertion"
- Possibilité d'ignorer des caractères pour le magazine, la page et les digits de sous-page.
- En mode "insertion" l'ancienne page est effacée automatique ment à la première réception d'une nouvelle page ou lorsque le bit C4 de l'entête est position né.
- La partie centrale de l'entête passe en vert lorsqu'une recherche de chapitre de visualisation est en cours.
- Inhibition optionnelle des caractères mobiles de l'entête et de l'horloge.
- La réception peut se faire sur 8 bits optionnellement sur toutes les lignes, ou en mode normal sur 7 bits plus parité sous contrôle logiciel.
- Les fonctions d'acquisition peuvent aussi être stoppées sous contrôle logiciel.
- Un indicateur lisible au travers du bus I2C nous donne une idée de la qualité du signal contenant les informations télétexte.

Le générateur de caractères

Comme vous pouvez le voir dans la table de décodage des caractères du SAA5246P/E, (table 1) un maximum de 256 caractères peuvent être visualisés. Les 192 caractères alphanumériques des colonnes 2 à 15 sont stockés en ROM. 96 sont utilisés en même temps dans un jeu de caractères national. 13 de ces caractères peuvent être changés pour s'adapter aux spécificités de l'anglais, de l'allemand, du suédois, de l'italien, du français et de l'espagnol. Les 64 caractères graphiques des colonnes 2a, 3a, 6a et 7a sont dirigés vers un décodeur graphique.

Chaque caractère alphanuméri que est composé d'une matrice 12 x 10 (figure 3) pour une bonne visibilité et une bonne résolution des caractères. Les caractères en ROM sont sélectionnés par le décodeur d'adresses caractère et les 10 lignes Tv pour chaque caractère sont sélectionnées par le décodeur d'adresses de la ROM. La ROM est adressée toutes les microsecondes générant 12 crénaux correspondant aux 12 points de chaque ligne pour un caractère. Un signal de largeur 64 us dérivé de la base de temps incrémente un compteur de lignes par caractère (10 en mode normal et 20 en mode double hauteur). La sortie du compteur est utilisée pour sélectionner la ligne appropriée contenant les 12 points dans la ROM.

Les sorties PUSH-PULL RVB du générateur de caractère permettent un interfaçage simple avec un téléviseur. La sortie est active uniquement sur le caractère (et non pas sur la totalité des 12 points de la matrice) indépendemment de la couleur et ne supporte pas le mode flash. La sortie BLAN (blanking) pilote l'entrée commutation rapide de la prise péritel de manière à insérer soit le texte seul, soit le texte avec un fond indépendant de l'image Tv ou encore le texte "mis en boîte". La sortie COR permet une réduction du contraste pour améliorer le mixe Tv/Télétexte.

Les principales caractéristiques de ce générateur de caractère sont données ci-dessous.

- Format de visualisation entrelacé ou non entrelacé 625 lignes (2 champs de 287 lignes Tv actives) divisées en 25 lignes caractères, chacune capable de visualiser 40 caractères de largeur 1 us (figure 4).
- Les fonctions de "mise en boîte" peuvent être autorisées sur une partie de la plage de visualisation.
- Sous-contrôle logiciel approprié on couvre la plupart des langues de l'Europe de l'Ouest.
- Option de texte noir sur fond coloré.
- L'option double-hauteur peut être sélectionnée par l'utilisateur sous-contrôle du logiciel ; dans le cas d'une réception de caractères double-hauteur, les caractères se retrouvent multipliés par 4. Cette option n'est pas valide sur la ligne caractère 23.
- Une ligne de status, toujours en simple hauteur, est disponible pour les messages d'origine logiciel et peut être visùalisée soit en haut soit en bas de l'écran.
- Un curseur interne inverse les couleurs de fond et de caractère.Il peut être utilisé pour le cligno tement en utilisant une boucle soft sous contrôle du microcon trôleur.


Interface mémoire

L'interface mémoire possède 8 lignes de données (Do à D7) et 13 lignes d'adresse (A0 à A12) qui permettent un interfaçage direct avec une mémoire 8 k x 8 SRAM autorisant un stockage de 8 pages max. en mode normal et de 4 pages en rnode étendu. L'écriture et la lecture des données dans la RAM sont contrôlées par les signaux /OE et /WE. Ci-dessous les principales caractéristiques de l'interface mémoire.

- Timings prévus pour des temps d'accès mémoire de 150 ns.
- Accès possible via l'I2C à toutes les cases mémoire RAM pour l'écriture et la lecture.
- Toute la mémoire est automatiquement remplie de "blanc" à la mise sous tension.
- Des adressages séparés permettent de visualiser, d'acquérir et d'écrire via l'I2C sur des pages différentes en même temps. Le compteur d'adresses s'auto incrémente à chaque accès via l'12C.
- Les adresses RAM non utilisées pour la visualisation sont disponibles pour une utilisation spécifique du microcontrôleur.
- Tous les accès RAM (visualisation, acquisition, et accès 12C) sont synchrones à l'horloge du SAA5246.
- Toutes les pages peuvent être effacées à tout moment sous contrôle du logiciel.

Interface I2C

L'interface I2C contrôle toutes les fonctions de ce circuit télétexte directement en modifiant les bits des différents registres, ou indirectement via les pages de mémoire externe. L'adrésse de ce boîtier est 22H en mode écriture et 23H en mode lecture. Il ne possède pas (contrairement à beaucoup d'adtres boîtiers I2C) plusieurs adresses, sans doute parce qu on ne voit pas très bien l'intérêt de plusieurs interfaces télétexte dans un même téléviseur.

Tableau des registres du SAA5246

Dans le tableau des registres du SAA5246 (table 2) certains possèdent une auto-incrémentation, ce qui permet plusieurs modifications de registre dans une seule transmission I2C. R11 est le registre de données interface avec la mémoire externe. Il est écriture/lecture puisque toute RAM peut être aussi bien lue qu'écrite. Les registres R0 à R10 ne sont pas lisibles, ainsi qùe R11b.

Le bit TB du registre R2 doit être au niveau "0" en fonctionnement normal. Tous les bits, du registre R1 à R10, sont remis à zéro à la mise sous tension exepté les bits D0 et D1 des registres R1, R5 et R6qui sont mis à "1". Toute la mémoire est remplie avec des "blanc" (00100000).

Registre R0:
Registre de contrôle (auto-incrément).

D0: sélectionne à "0" R11 et à "1" R11b.

D2: positidnné à "1" force la sortie ODD/EVEN à "0".

D4: inhibe l'entête et l'heure.
D5: positionné à "1" force ODD/ EVEN à "0" Si présence signal Tv.
D6 force le PLL en oscillateur libre sous toute condition.
D7 : positionné à "1" visualise le mode "Fastext".

Registre R1:
Registre de mode (auto-incré ment).

Do, D1: contrôle mode entrelacé/ non-entrelacé 312/313.
D2: positionné à "0" utilise la synchro Tv.
     : positionné à "1" génère sa propre synchro.
D3: un "0" sélectionne le mode "insertion".
     : un "1" sélectionne le mode "pleine page".
D4: autorisation mode réception étendu.
D5: autorisation acquisition télétexte.
D6: sélection 8 bits ou 7 bits + parité.
D7: autorise la visualisation de message 60 Hz.

Registre R2:
Adresse de recherche de page (auto-incrément).

Do à D2: ces bits définissent la colonne de départ de recherche de page.
D3 : doit être à "0" pour fonctionnement normal.
D4, D5: sélectionne un des 4 circuits d'acquisition.
D6: sélectionne la banque de 4 pages adressées pour l'acquisition.

Registre R3:

Données de recherche de page.
Do à D4: contiennent 4 groupes de données (une pour chaque circuit d'acquisition) permettant 4 recherches simultanées (voir table 3). Ce registre ne possède qu'une auto-incrémentation interne pour les 7 colonnes.

Registre R4:
Chapitre en visualisation (auto-incrément).

Do à D2: sélectionne 1 page parmi les 8 permises.

Registre R5:
Contrôle de visualisation (auto incrément).

D0, D1: visualisation image Tv à l'intérieur (Do) ou à l'extérieur (D1) du pavé 12 x 10.
D2, D3: visualisation texte à l'in térieur (D2) ou à l'extérieur (D3) du pavé 12 x 10.
D4, D5: réduction de contraste à l'intérieur (D4) ou à l'extérieur (D5) du pavé 12 x 10.
D6, D7 : couleur de fond autorisée à l'intérieur (D6) ou à l'extérieur (D7) du pavé 12 x 10.

Registre R6:
Contrôle de visualisation sous- titre et flash (auto-incrément).

D0, D1: visualisation image Tv à l'intérieur (Do) ou à l'extérieur (Di) du pavé 12 x 10.
D2, D3: visualisation texte à l'in térieur (D2) ou à l'extérieure (D3) du pavé 12 x 10.
D4, D5: réduction de contraste à l'intérieur (D4) ou à l'extérieur (D5) du pavé 12 x 10.
D6, D7 : couleur de fond autorisée à l'intérieur (De) ou à l'extérieur (D7) du pavé 12 x 10.

Registre R7:
Modes de visualisation.
D0 à D2 : fonctions "boîte" autorisées sur ligne 0 (Do) ligne 1 à 23 (D1) ligne 24 (D2).
D3.: caractères simples ou double hauteur.
D4: en mode double hauteur ce bit sélectionne soit la première moitié (ligne 0 à 11) avec un "0" ou la deuxième moitié (ligne 12 à 23) avec un "1". Ce bit est sans effet en mode simple hauteur.
D5: positionné à "0" ce bit autorise l'action des caractères de contrôle en les visualisant comme des espaces.
D6: autorisation curseur inversant le fond et les caractères.
D7: la ligne de status 25 est visualisée après Si bit = "0" ou avant le texte principal Si bit =''1".

Registre R8:
Chapitre actif (auto-incrément).

D0 à D2: ces bits définissent la page visualisée.
D3: effacement de la page mémoire sélectionnée.

Registre R9:
Ligne active (auto-incrément).

D0 à D4: ces bits sélectionnent la ligne active.

Registre R10:
Colonne active (auto-incrément).

D0 à D5: ces bits sélectionnent la colonne active.

Registre R11:
Registre de données.

D0 à D7: donnéés accessibles en lecture et écriture.

Registre R11b
Registre de status.

D0: qualité du signal vidéo (correct = "1").
D1: validité des infos télétexte (correct = "1").
D2 à D6: identification code ROM
D7 identifie Si le signal vidéo est en 525 ou 625L.

Tableau pour recherche de pages

Le registre R3 (table 3) contient 4 groupes de données (une pour chaque circuit d'acquisition) per mettant 4 recherches simultanées de pages. Lorsque le bit "D0 CARE" (PRD4) est positionné à "1" le digit correspondant de chaque groupe est pris en compte pour la recherche de pages.

Si le bit "D0 CARE" est à "0", le digit correspondant est ignoré. Ceci permet la recherche de pages par groupe: exemple si nous inhibons la colonne 0 et que nous sélectionnions la colonne 1 à "2" ét la colonne 2 à "3" nous allons visualiser toutes pages qu'elles soient "123, 223, 323 etc.". Les colonnes 3 et 6, prévues à l'origine pour permet-
tre la visualisation d'une page à une heure définie servent aujourd'hui à augmenter le nom bre de pages en utilisant ces digits pour la création de sous-pages. Si /HOLD est à "0" la page est mémorisée et ne peut être remise à jour.

Maintenant que vous avez fait un "petit" tour dans le dédale des possibilités offertes par ce produit, vous allez ignorer tout ce qui touche à la réception télétexte car ce n'est pas le sujet du jour (mais pourquoi pas plus tard) pour vous concentrer avec nous sur les fonctions "processeur vidéotexte" proprement dites.

Une des particularités du système Télétexte et qui est à la fois un atout et un inconvénient est le fait que les attributs vidéo (colonne 0 et 1 de la table de décodage) sont présents dans le plan mémoire. Cela est un atout sur le plan de la simplicité du produit, par contre cela diminue considérablement les performances par rapport à un écran-clavier stan dard où les mêmes attributs bénéficient d'un plan mémoire à part. Cela dit, le produit idéal n'existant pas il faut faire des compromis. Le plus gros atout du SAA5246 est sa simplicité de mise en oeuvre, ce que vous allez découvrir dans la réalisation de la carte.

RÉALISATION
Notre carte Télétexte est composée essentiellement du processeur Télétexte, de sa mémoire de pages, d'un récepteur RC5 et d'un port parallèle pour les diffé
rentes sélections. La liaison entre le SAA5246 et la mémoire se fait d'une manière extrêmement simple du fait de la disposition des broches d'adresses et de données
et aussi grâce à une liaison non multiplexée. Seules les 14 premières lignes 'd'adresses sont gérées par le SAA5246, ce qui correspond à 8 pages. Pour gérer ce que
nous appellerons les chapitres, nous utiliserons les broches P4 et P5 du PCF8574 ce qui nous permettra la gestion de 32 pages réparties en 4 chapitres. Une
restriction cependant doit être notée (et elle n'est pas si mince que cela) qui veut que l'écriture d'une page donnée en temps masqué ne peut se faire que pendant la
visualisation d'une autre page d'un même chapitre. En effet si vous modifiez le chapitre en écriture, vous modifiez en même temps le chapitre de visualisation puisque
cette gestion est étrangère au SAA5246. Pour contourner cette difficulté, nous avons affecté la page 0 de tous les chapitres au même menu de visualisation, ce qui
permet de chânger de chapitre en écriture sans boulverser la visulalisation (à condition bien entendu que celle-ci se fasse sur la page 0, 8, 16 ou 24).

Les signaux R, V, B et Y sont dirigés respectivment au travers de R15, R11, R19 et R21 sur la base des tansistors T8, T7, T6 et T5 montés en collecteur commun
afin de sortir en basse impédance vers la prise péritel. Les diodes D3, D4, D5 lient la sortie des signaux R, V, B à l'émetteur du transistor T 4 chargé par R14. La
tension aux bornes de R14 dépend de la tension de base liée au diviseur potentiométrique P1, R25, R26 ; elle permet de limiter la tension de sortie des signaux R,
V, B et donc par là même de jouer sur l'intensité des caractères (la commande de lumière du téléviseur étant inefficace sur les signaux d'entrée de la prise Péritel).
L'entrée vidéo (broche 2 de J3) est chargée par une résistance de 75 ohms R29 pour une bonne adaptation d'impédance et attaque l'entrée CVBS au travers de
C4.

La sortie vidéo STTV, amplifiée par les transistors T10 et T3 est reliée à l'entrée vidéo de la prise péritel via T11 monté en collecteur
commun pour sortir en basse impédance. Le pont R6/R31 permet de fixer le courant max. que pourront délivrer les sorties R, V, B.

L'utilisation en mode décodeur vidéotexte impose de relier l'entrée VCR au 5 V (ou à la masse) sous peine d'avoir des problèmes de synchronisation, en effet en cas
de non connexion le PLL de visualisation peut avoir un comportement tout à fait imprévisible.

L'entrée POL (polarisation) permet de sélectionner la polarité du signal de sortie (STTV). Celle- ci est reliée à P2 du PCF8574 afin de pouvoir en modifier le niveau
par soft.

La broche BLACK permet de stocker à travers C7 une tension au niveau du noir de la vidéo issue du téléviseur. Cette valeur est utilisée par le séparateur de
synchro pour définir le niveau de coupure entre vidéo et signaux de synchro.

La broche IREF sert à définir une référence de courant pour les différentes parties analogiques du circuit. Pour un fonctionnement correct, une valeur pour R38 de
27 k est recommandée. Le système oscillant connecté aux broches OSCOUT, OSCIN et OSCGND peut opérer soit en mode fondamental, soit sur l'harmonique
3. Dans ce dernier mode (utilisé d'ailleurs dans notre montage) la self L1 sert à supprimer la fréquence fondamentale. L'intérêt d'un tel montage est financier, en effet
un quartz dont le fondamental est à 27 MHz coûtera beaucoup plus cher que son homologue en harmonique 3.

L'information de présence de la vidéo TV étant accessible via le registre R11b, nous utiliserons celle-ci pour changer le mode de fonctionnement du SAA5246 de
manière à le faire fonctionner en autonome en modifiant le bit D2 du registre R1.

Une fois ceci effectué il ne reste plus qu'à basculer la commutation lente de la prise péritel. Ceci est effectué grâce à P1 du PCF8574 associé à un inverseur
collecteur-ouvert U5 s qui commande un pont R30/R27 relié au 12 V et dont le point commun va à la prise péritel. Vous vous demandez peut-être dans quel but
nous avons prévu ce pont, et bien comme nous vous l'avons indiqué au début de cet article notre but est de piloter notre centrale au travers d'un téléviseur. Donc
nous nous sommes servis d'une particularité des téléviseurs PHlLIPS, Radiola, Schneider (déjà évoquée, si notre mémoire est bonne, par H. BENOIT dans ces
colonnes et que nous remercions ainsi que A. GUENOT du laboratoire d'application PHlLIPS pour leur aide dans la mise en ceuvre du SAA5246), la transmission
du code RC5 par modulation de la tension de commutation lente de la prise péritel. Comme il est nécessaire de transmettre ce code quel que soit le mode de
fonctionnement, le pont diviseur a pour rôle de laisser une valeur minimum pas trop basse à la porteuse dans le cas de bonne réception TV et une valeur haute pas
trop élevée dans le cas du passage en mode vidéo, ceci afin de permettre la transmission du code RC5.

Tout serait presque simple si on ne retrouvait en parallèle sur la commutation lente, le circuit d'entrée du code RC5 (identique à celui du téléviseur) qui grâce à R44
vient perturber notre pont diviseur lorsque T14 (où son homologue dans le téléviseur) est saturé. Ce qui nous a amenés (pour un fonctionnement correct) à sortir des
spécifications de la péritel qui préconisent le niveau haut au moins égal à 10 V et le niveau bas inférieur ou égal à 1 V. En fonction des valeurs que peuvent prendre
R30 et R27 nous tenons soit l'une soit l'autre des deux valeurs.

Dans la pratique il est hors de question de ne pas tenir l'état haut car à ce moment là le signal RC5 ferait changer le mode TV/ VIDÉO au rythme des impulsions
RC5 (car ces impulsions sont négatives) donc nous avons choisi d'avoir un niveau bas qui, se situant autour des 3 volts, ne perturbe pas le fonctionnement du
récepteur mais ne répond pas non plus à la spécification mais c'est à ce prix que nous pourrons dialoguer dans les deux cas de fonctionnement du récepteur .

La fonction du circuit d'entrée RC5 est de permettre éventuellement de piloter (moyennant une petite modification du téléviseur dont nous pourrons reparler
ultérieurement) notre récepteur TV par l'unité centrale ou bien de rentrer les codes de la télécommande via un récepteur IR pour ceux qui voudraient faire
fonctionner le système avec un récepteur TV de provenance diverse et non compatible RC5. Le circuit de réception RC5, lui, se compose d'une part de l'ensemble
d'amplification T9, T12, T13 et du récepteur RC5/12C SAA3028 (déjà décrit dans ces colonnes). L'ensemble d'amplification a pour but de remettre au niveau TTL
les signaux ayant modulé la commutation lente puis de les transmettre au SAA3028 dont la fonction est de décoder ces signaux pour mettre les codes de commande
reçus dans 4 registres qui seront lus via l' I2C par le microcontrôleur. Pour une bonne compatibilité avec la plupart des télécommandes PHlLIPS, notre SAA3028
devra travailler avec un résonnateur céramique de 432 kHz.

La télécommande que nous avons décidé d'utiliser est un modèle RC5903. Ce choix a été guidé par le fait que celle-ci est prévue pour piloter aussi bien un
téléviseur qu'un magnétoscope ou un interface vidéotexte. Notre système va se reconnaître à l'adresse du magnétoscope, ce qui va nous permettre d'utiliser toutes
les fonctions de la télécommande au travers du téléviseur sans que celui-ci ne se sente concerné. Grâce à l'utilisation des menus déroulants, nous allons avec juste
quelques touches accéder à toutes les commandes de notre système de gestion. Une pour accéder au menu principal, une pour dérouler les fonctions accesibles, un
pour rentrer dans les fonctions sélectionnées et une dernière pour ressortir de toute fonction et pour entrer les valeurs éventuelles avec le pavé numérique associé
aux touches + et -.

Maintenant que nous avons réalisé les éléments indispensables pour faire fonctionner un système minimum, nous allons pouvoir, dans le prochain épisode, voir le
côté logiciel de ce processeur télétexte pour gérer dans un premier temps le premier périphérique déjà décrit: le réfrigérateur. Pour les impatients qui souhaiteraient
pouvoir faire fonctionner ce système minimum pour les vacances, le programme complet de gestion pourra vous être fourni par certains revendeurs spécialisés sous
forme d'une EPROM type 27C512 ou via le serveur d'ERP sous forme d'un fichier Hexadécimal au format intel pour programmation.

J.-P. Billiard




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